Les cercles mégalithiques de Sénégambie

C'est grâce à mon amie Valérie, que j'ai entendu parler pour la première fois des mégalithes du Sénégal. Le plus grand site au monde, sur 350 km de long et plus de 100 de large, dont les ensembles les plus significatifs sont classés au patrimoine mondial de l'Unesco sous la dénomination : « Les Cercles Mégalithiques de Sénégambie ».

Vous ignorez ce que sont les Mégalithes ?

Wikipédia vous dira que ce sont des cercles construits et disposés entre le 300 ans avant JC et 1.500 ans de notre ère, faits de roches volcaniques ou de concrétions latéritiques. Mais, en vous invitant à suivre mon parcours dans cet univers certainement méconnu de beaucoup, vous en saurez beaucoup plus long et en apprécierez toute la magie.

La zone d'implantation de ces sites est illustrée dans l'image qui suit.

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Les mégalithes figurant sur cette photo sont ceux replantés dans le jardin du Musée des Civilisations Noires à Dakar, où je me suis rendu tout au début de cette aventure que je souhaite vous faire partager.

J'y ai été accueilli par le Pr. Hamady BOUCUM, Directeur Général, Maitre d'Œuvre du classement des sites à l'Unesco.

Maintenant que le cadre est posé, je vous raconte la progression dans mes découvertes selon la chronologie de ces évènements. C’est tout un univers de magie que je vous invite à pénétrer avec moi.

C'est un dimanche matin, Je viens de terminer ma marche sportive en compagnie de Barbara. A la fin de cette marche je décide de la raccompagner chez elle et de m'y arrêter pour saluer Gérard, son époux. C'est lui qui a contribué en grande partie à mon installation au Sénégal, ce qui est une autre belle histoire, que vous pouvez découvrir au début de ce site à la rubrique "Mon Histoire".

Nous sommes devant des rafraichissements et je décide de m'ouvrir à Gérard de ma toute nouvelle curiosité pour les mégalithes. Gérard m'écoute avec intérêt et à la fin me lance : « Tu sais, je connais très bien la personne qui a fait classer ces sites à l'Unesco. C'est un ami qui est le directeur du Musée des Civilisations Noires. Il s'appelle Hamady Bocoum et je peux te le faire rencontrer ». Sans attendre, il prend son téléphone et parle à son ami au bout du fil. Mon rendez-vous est pris pour la semaine suivante. A cette étape de mon histoire, mon esprit navigue entre excitation, curiosité et impatience : huit jours c’est long !

10 novembre 2020 Le Professeur me reçoit, m'écoute calmement et à la fin de la présentation, me présente son trésor :

Un ensemble de 20 planches réalisées par un groupement constitué par L'I.F.A.N. Ch. A. DIOP, L'Université de Rennes, et sous l'égide de l'ONU, l'Alliance Française, le projet Sciences Ensemble et l'Ambassade de France au Sénégal.

Ces planches traduisent plus de 10 années d'études sur une partie des sites, outre celui de Kodiam. L'étude concerne les quatre sites classés à l'Unesco : Sine-Ngayene et Wanar au Sénégal et Ker Batch et Wassu en Gambie. Le professeur me confie son précieux trésor. Je suis fier et enthousiaste à l’idée de le faire vivre en le partageant pour prolonger ce merveilleux travail.

Je n'en reviens pas de la sympathie et de la disponibilité de cet homme que je vois pour la première fois. Nous décidons de nous revoir dès que j'aurai totalement pris connaissances de ces documents.

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Vous découvrez ci-dessus ces merveilleuses planches, imprimées sur un support plastifié. C'est vraiment un travail de qualité. Par la suite le Professeur me fait parvenir la documentation du classement à l'Unesco des sites. A leur lecture, je prends connaissance des intervenants et du rôle joué par nos amis Gambiens dans cette procédure. Je prends aussi connaissance des trois dimensions de ces sites :

  • La dimension physique, du fait de leur construction, qui a été l'affaire de toute une population, depuis 300 ans avant JC jusqu’à 1 .500 ans après JC.

  • La dimension culturelle, qui était la résultante d'une croyance qui participait au culte des morts.

  • La dimension spirituelle avec l'orientation dans une direction constante, la délimitation par deux pierres principales d'une zone dédiée au chamane.

« J'ai comme l'impression que toute ma vie à servi à me préparer à cette entreprise ».

Ma passion pour le mystère de la vie après la mort, qui s'est manifesté dès l'âge de 24 ans, avec la lecture du livre "Le troisième œil" de Lobsang Rampa, ma passion pour les courses et randonnées sur longues distances, et mon travail de géomètre qui m'a poussé à l'étude du terrain en vue d’implanter des routes, pistes, conduites d'eau, et tout ce qui s'apparente au génie civil rural, sont autant de parcours qui convergent vers cette nouvelle expérience de vie.

Dans cet esprit, j’avais été amené sur la requête d'une amie, à mettre en place un premier itinéraire touristique : Le Royaume d'enfance de L.S. Senghor.

Maintenant nous sommes à une autre échelle, dans le temps et dans l'espace. Vous mesurez toute mon euphorie et l’envie de vous guider vers cet univers.

Je mesure tout mon rôle dans cet ambitieux projet :

  • Remettre en valeur ces sites, en tissant une toile de chemins et pistes qui les relient entre eux, Permette de restituer aux hommes tout le savoir et la compréhension qu'ils ont accumulés pendant ces siècles.

  • Offrir cette somme de connaissances pour mieux permettre aux hommes de connaitre leur passé et donc pour mieux appréhender l'avenir, parce que notre avenir n'est pas seulement construit autour de l’avancée technologique, mais aussi humaine et spirituelle.

Je suis conscient que ce projet exige une somme de compétences multiples et de beaucoup de passion. Je m'attèle donc à mettre en place un groupe de Femmes et d'Hommes qui travailleront avec moi à la construction de ce projet.

Il me faut une structure. Cela tombe bien : je viens de créer une société, « l'Aventure Culturelle et Sportive S.A.S. », et mon associée Nathalie adhère sans réserve au projet avant même que je termine de lui expliquer les tenants et les aboutissants ! J’éprouve un profond plaisir à m’entourer de personnes positives, enthousiastes et solidaires.

Mais il me faut surtout des hommes, ma première pensée va donc à Hamady Bocoum et aux partenaires Gambiens. Ce sont des ressources humaines.

Il me faut aussi des moyens matériels et financiers. J'avais ressenti que Gérard Sénac, qui a énormément fait pour la Culture ici au Sénégal, était plus qu'intéressé à mon exposé. Je me rends donc à son bureau pour savoir s'il veut participer à cette aventure.

27 janvier 2021 Il m'accueille avec un enthousiasme qui me réchauffe le cœur. Comme par hasard - même si je ne crois pas au hasard ! - ce jour-là il reçoit le Ministre du Tourisme de Gambie qu’il me présente. Je lui détaille notre projet. En retour il me met en contact avec le directeur de la Culture Gambien.

Les fondations sont en place.

Je définis ce projet par le mot holistique. Car pour moi l'approche est globale.

La troisième composante, va se mettre en place avec l'aide de Valérie qui me met en contact avec un géobiologue, chargé de sonder la charge énergétique de ces lieux.

Pour que chacun comprenne que l'énergie n'est pas un concept abstrait, je joins une démonstration qui donne l'indication de ce qui peut faire l'utilisation d'une certaine énergie.

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Dans cet orchestre, une femme joue d'un instrument appelé Theremin : c'est un instrument quantique qui se joue uniquement avec l'énergie des mains, un instrument qui forme un champ magnétique et qui se joue sans être touché.

Trois pays seulement dans le monde ont des écoles de musique qui apprennent à jouer du Theremin : la Russie, le Japon et l’Irlande. Il a été inventé par Léon Theremin, un Russe qui en 1920 le présente à Lénine, qui fut impressionné par son son.

https://www.youtube.com/watch?v=lY7sXKGZl2w

10 février 2021 Le projet avance : ce matin j'ai eu une deuxième rencontre avec le Pr. Bocoum, Il m'a confirmé sa volonté de participer au projet.

Un livre est en phase d'édition qui relate les dernières études sur le sujet. Après les derniers ajustements, il devrait être prêt dans deux ou trois mois.

Nous décidons de mettre en place une visite sur place qui devrait avoir lieu la dernière semaine de Mars 2021. Une équipe du musée avec le professeur Bocoum et le Dr Kantoussan, Directeur de Recherches participera à l'expédition. Il me reste à définir les personnes qui complèteront le groupe.

Le Dr Kantoussan sera la personne qui assurera la liaison entre moi-même et l'équipe du Musée. J'ai eu l'occasion de m'entretenir avec lui. Je sens qu’il est aussi animé par la passion de ce que nous faisons. Je pense qu'il sera plus judicieux de lui confier le programme de notre première visite. Je l'appelle donc dans ce sens : Il me répond positivement, nous convenons de nous retrouver dans son bureau le vendredi 12 février 2021.

Vous constatez jusqu’ici que le fil conducteur de mon histoire se déroule sans heurt, recueillant l’aval de tous mes interlocuteurs. C’est à la fois réjouissant et rassurant.

12 février 2021 Je me retrouve le jour convenu pour mon entretien avec le Dr Kantoussan. Je ne me suis pas trompé :  notre conversation à l'allure d'un fleuve qui ne s'arrête pas. Il me reçoit dans son bureau entouré d'objets qui ne datent pas d'aujourd'hui comme des ossements qui doivent avoir huit mille ans, pas de points morts dans notre conversation. Il connait bien le terrain et me fournit immédiatement des éléments de réflexion : les sites se trouvent pour la majeure partie en proximité de cours d'eau tel qu’on le voit sur les cartes qu'il me montre. Nous parcourrons aussi des photos qui le démontrent il y a quelques années au début des premières feuilles.

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Elle pourra nous indiquer si les lieux sont imprégnés des bonnes ou mauvaises ondes. Mon quatrième partenaire devrait être un géobiologue, pour comprendre son rôle dans notre approche des mégalithes je vous renvoie au lien suivent

https://youtu.be/TmxDytKcRlo

L'équipe est donc définie. Il me reste à recevoir du Dr Kantoussan l'itinéraire sur lequel il compte commencer notre approche.

Mieux qu’un film à suspens et plutôt comme un livre d’aventures à la Indiana Jones, je vis chaque avancée de mon projet avec la certitude qu’il m’ouvre un chemin gigantesque à parcourir et que je vous invite à suivre avec moi.

Les sites sont définis, nous visiterons les localités de :

Au Sénégal

Wanar, Sine de Ngayene, Sare-Sadio

En Gambie

Ker Batch Wassu.

Nous passons aux détails pratiques de notre expédition. Le Musée mettra à disposition un véhicule et la société de Gérard – Eiffage- pourvoira au deuxième véhicule.

Viendront avec moi également : Jean Guy, qui me secondera sur le terrain, et qui est capable de me remplacer en cas de nécessité, ainsi que Soukeyna, qui nous aidera sur certaines parties administratives. Elle aussi, comme Jean Guy est formée au suivi GPS et capable de parcourir des dizaines de km dans la brousse. Aurélie aussi nous accompagnera, elle qui dirige le centre GMCKS Prana Life à Dakar et dont la spécialité est de pouvoir sonder les énergies.

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Mes contacts avec nos partenaires Gambiens s'affinent, Hassoum Cissé après avoir pris connaissance de l'itinéraire se charge de prévoir notre hébergement en Gambie et de définir les couts.

Les préparatifs sont presque terminés, je dis presque, parce qu'il reste un dernier chapitre, les formalités sanitaires. Pour l'histoire présente et à venir je me dois de rappeler que nous sommes dans l'époque Covid 19, et on ne peut circuler entre les états qu’en fournissant un certificat de contrôle négatif au Covid. C'est Jean Guy qui a attiré notre attention, les dates de notre voyage correspondent au délai compris dans la période de validité du contrôle. Tout serait simple, mais les laboratoires refusent de nous faire le contrôle si nous n'avons pas nos billets d'avion, c'est un casse-tête, parce que notre voyage se fait en voiture, je décide donc de rédiger des ordres de mission pour le compte de l'Aventure Touristique et Culturelle dont je suis président, en espérant que cela fonctionne. Ça marche.

Notre sponsor Eiffage nous communique le nom du chauffeur et le véhicule qu'il met à notre disposition. Le Musée nous met à la disposition comme prévu un véhicule avec chauffeur

24 mars 2021     Nous sommes prêts au départ. L'aventure peut commencer.

Le compte rendu de ce voyage est un chapitre à part : ce qui ne parait pas dans le rapport, est que l'enthousiasme de nos amis Gambiens fu tel que le ministre du tourisme et de la culture nous attendait au-delà de la frontière. Avec l'accueil du ministre nous avons passé la frontière sans autres formalités. Malheureusement au retour, sans la présence du ministre, les gardes-frontière nous réclamaient pour sortir de la Gambie un tampon d'entrée que nous n'avions pas. Il a fallu toute la diplomatie de Aimé pour les convaincre de notre bonne foi.